Une BRÈVE HISTOIRE du FUTUR

samedi 30 août 2014
par  Jacques

N°40- Une BRÈVE HISTOIRE du FUTUR
Comment la science va changer le monde.
M.KAKU - Flammarion - 02/04/2014 - 336 p - Tout lecteur

RÉSUMÉ : Vision de notre futur à court (30), moyen (70) et long terme (100), fondé sur les technologies qui se mettent en place aujourd’hui dans les domaines de l’ordinateur, de l’intelligence artificielle, de la médecine, des nano et biotechnologies, de l’énergie, de l’économie et de la conquête spatiale. Quel avenir pour l’humanité ?

MOTS CLÉ : avenir, limites, bio et nanotechnologies, information.

L’AUTEUR : Michio KAKU est professeur de physique théorique (City University de New York/Théorie des cordes). Auteur de la physique de l’impossible (Seuil 2001).

JPEG - 92.7 ko

A-t-on déjà assimilé le rôle de la science et de la technique dans notre quotidien ? L’ouvrage se penche sur les diverses potentialités offertes par une technologies déjà en place et dont on cherche à lire les grandes lignes pointant le futur de l’humanité. 8 axes sont analysés par ce spécialiste de physique quantique (cordiste) : l’avenir de l’ordinateur, de l’intelligence artificielle de la médecine, des nanotechnologies, de l’énergie, de la conquête spatiale, de l’économie et de l’humanité. Exploitant ses contacts avec de grands scientifiques et les médias, il propose ses réflexions sur les lignes d’univers de l’humanité à court (30), moyen (70) et long terme (100), et nous en donne ses raisons.

1-Sur l’avenir de l’ordinateur, assis sur la loi de Moore (1965) en fin de course, c’est le triomphe de l’esprit (?) sur la matière,. On évoque lunettes et lentilles connectées à une puce et à des logiciels de reconnaissance, écrans muraux et téléprésence. Réalité réelle, virtuelle et augmentée, nouveaux axes du quotidien où traducteurs universels et hologrammes prolongent Internet. Le contrôle des motifs neuronaux (biorétroactions) mettra la puissance informatique au service de patients ou de robots, au risque d’un retour de réflexes archaïques. (Principe de l’Homme des cavernes).

2-Sur l’avenir de l’intelligence artificielle (I.A) c’est le soulèvement des robots sur le cerveau comme machine à apprendre (loi de Hebb). Poser les fondements de l’IA (approche ascendante ou descendante), et modéliser le cerveau entier (10+11 neurones) dans le champ de l’optogénétique qui rend visible les chaînes de neurones spécifiques. La rétro-ingénierie du cerveau pour une cartographie complète qui pourrait conduire à des robots autoréplicateurs et dont il conviendra de contrôler le caractère amical, social, au point d’être connecté à eux (fusion). A l’image d’implants cochléaires actuels, notre cerveau pourrait aussi être directement connecté à Internet…

3-L’avenir de la médecine avec à l’horizon la perfection et l’indépendance au temps. Avec la génétique moléculaire c’est le concept d’information qui est aux commandes. La bio-informatique bricole directement sur le génome via des logiciels. La thérapie génétique (somatique et germinale) concerne la réparation de gènes ou de cellules décelés endommagés. Jusqu’où pousser le curseur, surtout lorsqu’on sait que le vieillissement résulte d’une accumulation d’erreurs ? Donner vie à des espèces disparues ou qui n’ont jamais existé, c’est toucher à la construction même du corps, avec pour facteur limitant, la maîtrise d’activer ou de désactiver certains gênes.

4-Avec les nanotechnologies, ces petits riens qui feront tout, on bricole au niveau de l’atome pour accroître les performances. Les facteurs limitants sont ici quantiques (Principe d’exclusion/Relation d’indétermination). Les MEMS, microsystèmes électromécaniques, annoncent les nanomachines, véritables chasseurs moléculaires en quête de biomarqueurs, et les puces à ADN, tours de contrôle de notre état de santé. Ordinateur quantique et qubits pour traiter plus d’informations sur fond de décohérence. Le futur lointain concerne le réplicateur véritable assembleur moléculaire capable de tout fabriquer, de modifier la forme de tout. A chacun son désir.

5-L’avenir de l’énergie sur fond de réserves (pétrole/eau/nourriture), de risques (nucléaire) et de pollution (climat/transport) seront résolus par les prolongement d’ITER ou de NIF (fusion nucléaire par confinement magnétique ou lasers). Sono-luminescence et supraconductivité devraient avoir leurs mots à dire. Prendre acte du changement climatique (GIEC) et changer notre manière de consommer l’énergie doit pourtant se faire dès aujourd’hui…

6-L’avenir de la conquête spatiale passe aussi par les chemins étoilés et les problèmes de propulsion (statoréacteur à fusion/antimatière/laser/canon à gaz/slingatron/voile solaire). Explorations robotisées polyvalentes et peu coûteuses ou vols habités avec divers problèmes à résoudre (durée/protection/retour..) avec ou sans escales (lune/astéroïdes/Mars). A moins que les nanovaisseaux exploitent la stratégie de l’essaimage de poussière intelligente, signature de vie dans l’univers.

7-L’avenir économique, où savoirs et compétences, science et technologies modélisent gagnants et perdants. Capitalisme de marchandise muté en capitalisme des idées où la constitution d’un bagage intellectuel réclame d’éduquer, d’informer, d’innover pour décider de la bonne stratégie (raccourcis/impasses), et gérer les bonnes informations. Élite (souvent élue) incompétente, corruption, spéculations financières et mafieuses empoisonnent l’à venir pour n’avoir pas envie de tirer les leçons.

8-L’avenir de l’humanité pour une civilisation planétaire qui aura réussi la transition délicate du type 0 au type 1. (4 types sont analysés en fonction de la capacité à capter et consommer l’énergie (fossile/solaire/stellaire/galactique) et l’information. Une culture planétaire (mondialisation, information, fiscalité..) se met en place mais butte sur fondamentalismes, dictatures et corruptions en tout genre. Elle se doit d’ouvrir sur une conquête de soi comprise comme nécessité cosmique.
Science comme savoir organisé. Sagesse comme discipline du cerveau. Perfection comme indépendance au temps. Un avenir plus à permettre qu’à prévoir d’avoir appris que nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. L’espoir comme méfiance de l’être.

Jacques CAZENOVE - 08/07/14.



Agenda

<<

2018

 

<<

Février

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728