300 questions à un astronome

jeudi 10 mai 2012
par  Jacques

N° 2- 300 questions à un astronome - Anton Vos - collectif
Presse polytechniques et universitaires romandes - 11/05 - 174 pages - Tout lecteur

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RÉSUMÉ : Résultat de correspondances via Internet (1999-2002), l’ouvrage rassemble diverses questions posées par des astronomes amateurs, et leurs réponses, par une trentaine d’astronomes compétents de l’observatoire de Genève, que l’on picore selon l’humeur. (www.unige.ch/sciences/astro/)

MOTS CLÉ : Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

L’AUTEUR : Anton Vos : journaliste scientifique au magazine Campus de l’université de Genève, responsable de la réécriture de la version électronique géré par Didier Raboud.

Internet est la toile magique où l’on échange ses points de vue. L’idée de réaliser un ouvrage regroupant certains d’entre eux dans un domaine bien précis, celui de l’astronomie, est une bonne idée puisqu’il permet de disposer chez soi de l’ensemble des divers dossiers qui ont été ouverts entre 1999 et 2002 et qui se sont nécessairement dilués par l’afflux quotidien d’autres informations.

Pourquoi la Terre est-elle bleue vue de l’espace ? Comment l’eau est-elle apparue sur Terre ? Le champ magnétique peut-il avoir une influence sur la météo ? Pourquoi voit-on toujours la même face de la Lune ? Écétéra, écétéra…

Un regroupement des divers thèmes s’imposait bien sûr. Quinze chapitres structurent donc l’ouvrage. Le système solaire (Terre, Lune, Soleil, astéroïdes, comètes et planètes), Les étoiles et leurs planètes extrasolaires (Michel Mayor à la barre bien sûr), les galaxies (Pourquoi la Voie Lactée est-elle plate alors que le soleil, qui est aussi composé de gaz, est plutôt sphérique ?) et l’univers enfin (Que sait-on de la topologie de l’Univers ?). Des thèmes ensuite théoriques tels, la relativité générale (la restreinte étant nécessairement assimilée…), les trous noirs (Comment localiser un trou noir ? On parle de fontaines blanches par opposition aux trous noirs, de quoi s’agit-il ? La théorie des trou de ver est-elle purement spéculative ?), le temps (L’équation du temps est-elle la même chaque année ?) les techniques de mesure (Peut-on déterminer la longitude en mer par mauvais temps ?), et pour finir quelques points d’histoire de l’astronomie (Hipparque, Ptolémée, Kepler, Römer) et d’astronautique (débris spatiaux).

Difficile donc d’évoquer chacune des questions et des réponses évidemment, d’autant que se côtoient « est-ce vrai que couper les cheveux de nuit de pleine Lune améliore leur repousse ainsi que le bien être de la personne » et « Pourquoi le nuage de Oort est-il sphérique, alors que le système solaire possède la forme d’un disque ? ». On rendra surtout hommage à l’excellente initiative de nos collègues suisses d’avoir su nous proposer un livre digne d’intérêt, apte à être lu et apprécié devant un bon feu de cheminée, en l’absence de tout bruit de ventilateur de pécé ou de lumière étourdissante d’écran d’ordinateur. Histoire de se convaincre que le livre a de beaux jours et de belles nuits devant lui.

« Est-ce vrai que sur Mercure le soleil se lève à l’est, monte dans le ciel, s’arrête, repart en arrière, se recouche, puis se relève à l’est pour venir enfin se coucher à l’ouest ? ».

Ce ballet solaire est presque vérifié sur Mercure, mais pas tout à fait…, il faudrait que…. Et d’entrer dans des considérations où la rigueur impose d’évoquer la période et le jour sidéral et l’excentricité. On le voit chaque question (même naïve) mérite attention et compétences et rigueur. Chacun appréciera aussi l’humour de nos collègues suisses quand à la question « comment s’appelle l’astronome qui a découvert la planète Mars ? » ils zosent répondre « A vrai dire, ce ne peut-être qu’Adam ou Eve ». Pourquoi pas Toumaï ou Lucy, Mr Bush ?

Qu’il me soit permis, au travers de ce papier, de rendre hommage à l’un des astronomes de Genève, Raoul Béhrend, avec qui nous avons travaillé dans le cadre des Olympiades de physique. Nous collections alors (98-99) des mesures photométriques d’astéroïdes pendant les longues nuits d’hivers, calibrions nos mesures avec des étoiles étalons proches. Avant le lever du jour nous transmettions nos mesures à Raoul qui nous traçait aussitôt les courbes de lumière correspondantes avec estimation de la période quand cela était possible. Ils avaient pour nom, Pénélope, Moguntia, Amanda, Reinmuthia. Merci encore Raoul et bravo pour cette étroite collaboration amateurs professionnels à laquelle tu donnes beaucoup de ton temps et de ton talent.

Jacques Cazenove



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